Un monde sans lendemain?
Janvier s’est achevé et avec lui, le temps des vœux. Nous allons donc arrêter d’espérer le meilleur pour chacun alors que tout semble aller à vau-l’eau. Est-ce simplement une impression ou alors tout se dégrade effectivement autour de nous? Sur fond de météo déréglée -comme le reste de la planète- on constate des faits divers hallucinants de violence et de cruauté; on observe la montée de pouvoirs extrémistes de plus en plus nombreux; on aligne des chiffres effrayants dans les inégalités sociales; on banalise la suppression d’emplois tout en mettant le projecteur sur les nouveaux milliardaires; on voit la justice valider la pédophilie; mais on ne parle pas des persécutions à l’encontre des chrétiens.
Tandis qu’on assassine des pasteurs et leurs familles, la presse titre Comment mettre fin à la dictature de l’épilation? Ah, si les pasteurs massacrés étaient des journalistes! La prostate du Président peut continuer à faire la une, et la chute en ski de la Chancelière à masquer les réalités. Va-t-on longtemps encore anesthésier les peuples avec un Mondial tandis qu’on les dépouillera de leurs droits, dignités, libertés et espérances? De la fracture sociale à la fracture électorale, de la crise économique à la crise de foi et de nerfs, n’est-on pas en train de mettre le feu?
Sans doute tout cela inspirera-t-il de nouveaux commentaires éclairés
-illuminés- de l’Apocalypse chez des prophètes connus mondialement dans leur village natal, mais qu’en sera-t-il du chrétien lambda? Peut-être faut-il qu’il quitte les sentiers battus par les médias pour admirer, bientôt, la primevère (du latin primilus, tout premier). Cette primauté doit ensuite le conduire vers le Tout Premier, celui qui déclare: «Regardez cette primevère, n’est-elle pas magnifique?» Si donc Dieu habille cette simple fleur qui est là aujourd’hui et qui demain s’effacera pour le lys, la rose et la jonquille, ne se préoccupera-t-il pas de vous? «Non, ne vous inquiétez pas du monde sans lendemain; moi, je prends soin de vous bien au-delà!»
Hugues Not
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Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – février 2014
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