Nous nous bâtissons des cathédrales évangéliques

«Mais ce sont des œuvres mortes!» C’est dans ces termes que Jenny, une chrétienne du Manipur (en Inde), réagissait à l’idée d’honorer la mémoire d’un aïeul. Celui-ci était le premier chrétien de la tribu et sa famille désirait construire un imposant trône liturgique (ou «cathèdre») de pasteur avec son nom gravé dans la grande église du village. La jeune femme au caractère trempé réussit néanmoins à convaincre ses frères d’utiliser cet argent à d’autres fins que dans un meuble en bois précieux, qui finirait tôt ou tard par être rongé par les vers ou simplement par prendre la poussière. A la place, elle les encouragea à soutenir des orphelins et à financer le travail bien actuel d’un pasteur parmi les hindous d’une ethnie rivale. Grâce à cette somme redirigée, ce dernier put continuer d’annoncer l’Evangile. Et le nombre d’âmes sauvées grâce à cela est à présent un fruit impérissable, une œuvre encore vivante.
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