Faith checking: «Car voici, ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance, et votre combat pour l’éthique sexuelle.»

«Car voici, ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance, et votre combat pour l’éthique sexuelle. Mais ce pour quoi on se souviendra de vous, c’est votre combat pour l’éthique sexuelle.» Dans l’émission «La Matinale» de la RTS, le journaliste Jean-Marc Heuberger explique que Markus Ritter, candidat au Conseil fédéral (gouvernement suisse) est un homme qui revendique sa «foi traditionaliste». Sans expliquer en quoi consisterait une foi progressiste, le journaliste explique que le Saint-Gallois en lice pour remplacer Viola Amherd est un chrétien qui s’assume.
Après avoir rapidement passé sur le désormais inévitable couplet de rapprochement des évangéliques avec les sectes (même si, rappelons-le, il faut l’entendre et se remettre en question), Jean-Marc Heuberger explique que sa foi influence ses positions politiques: «Markus Ritter s’est opposé à la dépénalisation de l’avortement, il a refusé l’interdiction des thérapies de conversions. Il s’est abstenu lors du vote sur le don d’ovules et a voté blanc sur le mariage pour tous.»
Ouf, c’est bien cela qu’il fallait publier par toute la Terre: «A ceci ils vous reconnaîtront: à votre franche propension à vouloir farcir autrui de valeurs qu’on défend comme s’il s’agissait du Christ lui-même» (traduction libre). L’analyse du journaliste doit nous remettre en question. Pourquoi sommes-nous connus? Osons rêver, un jour, qu’un journaliste annonce que «la foi d’untel se reflète sur ses positions politiques: il agit dans l’amour, il est doux, humble et cherche avant tout la justice ainsi que… quelque chose que je ne saisis pas et qui m’intrigue.»
Matthieu Schmidt
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Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Mars 2025
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